Un besoin massif, reconnu publiquement
Dans une actualité publiée le 27 février 2026 au sujet du Projet alimentaire territorial, la Ville de Marseille rappelle l'ampleur du sujet : des centaines de milliers de personnes sont exposées à un risque de précarité alimentaire dans la commune.
Ce chiffre ne décrit pas l'activité de Dons du Nil. Il décrit le contexte marseillais dans lequel interviennent des associations, des structures publiques et des acteurs de terrain déjà fortement sollicités.
Des inégalités fortes dans le territoire
Dans une étude publiée le 29 octobre 2024, l'Insee présente Marseille comme le pôle urbain le plus inégalitaire de la région. L'organisme y mesure un rapport de 4,5 entre les revenus des 20 % les plus modestes et ceux des 20 % les plus aisés.
Pour une association comme la nôtre, cela confirme une réalité simple : les besoins ne sont pas ponctuels. Ils s'inscrivent dans un contexte social durable, avec des écarts de ressources très marqués selon les quartiers et les situations.
La pression sur l'aide alimentaire ne baisse pas
Dans une autre publication mise en ligne le 23 septembre 2024, la Ville de Marseille explique que, sous l'effet de l'inflation, le nombre de personnes ayant recours à l'aide alimentaire continue d'augmenter.
Le Pacte local des solidarités de la Ville mentionne aussi un effort spécifique pour renforcer la réponse à la grande précarité, notamment autour de la distribution de produits alimentaires et de première nécessité. Là encore, le message est clair : le besoin reste bien présent.
Où se situe Dons du Nil dans cette réalité
Nous ne prétendons pas résumer à nous seuls la situation marseillaise, ni afficher des chiffres d'impact que nous n'avons pas encore consolidés. Notre rôle est plus modeste et très concret.
Depuis 2024, nous collectons ce qui nous est donné, nous achetons ce qui manque quand c'est nécessaire, puis nous remettons ces ressources à des associations marseillaises de terrain. Ce sont elles qui cuisinent, distribuent pendant des maraudes ou accueillent dans leurs locaux.
Cette chaîne d'entraide n'efface pas les besoins structurels décrits par les sources publiques. Elle permet simplement d'y répondre, à notre niveau, de façon utile et sans raconter plus que ce que nous savons prouver.